L’été est là!!  L’envie de vous glisser à la terrasse d’un restaurant pour profiter du soleil et relâcher la pression après quelques mails vous prend déjà ?!
Et bien moi aussi !

Je me rappelle encore de l’époque avant que je commence mes études de cuisine. Je mangeais N’IMPORTE où ! Petit à petit j’ai appris à décoder les mauvais signes, et aujourd’hui je vais vous en faire part ! Ne vous est-il jamais arrivé de mal manger au restaurant et d’avoir  eu le sentiment de gâcher votre argent ? Ne vous inquiétez pas, avec ce mini-guide, c’est du passé !

Numéro 1 : Les cartes à rallonge vous fuirez.

Qui n’a jamais vu une carte de restaurant afficher une vingtaine d’entrées, de plats et de desserts ? Il est impossible de produire autant de mets avec des produits frais et faits maison ! Un restaurant qui vous propose autant de plats a en général recourt au surgelé ou aux conserves. Dans ce cas, pas de soucis, tant que c’est précisé sur la carte ! Cependant, mangeriez-vous au restaurant ce que vous pourriez manger chez vous, et ce, pour un coût plus faible ? non ! Je vous conseille donc une carte qui saurait se limiter à 5 composantes maximum pour les entrées, les plats et les desserts.

Numéro 2 : Les spécialités vous chercherez

Vous vous baladez dans les rues de Sarlat en Dordogne, les criquets chantent quand tout à coup, votre œil est soudainement attiré par la bouillabaisse que propose ce restaurant en coin de rue. Dubitatif, curieux, vous entreprenez de vous remémorer la recette de votre tante préférée :« … et bien sûr quelques beaux poissons de roche mon grand ! … »Poissons de roche en Dordogne ? Voyager c’est l’occasion de découvrir les habitudes alimentaires des autres régions, ce qui induit que la plupart du temps les recettes sont conçues avec des produits qui viennent du coin. Le respect du terroir par les restaurateurs est signe de qualité.

Numéro 3 : Les cartes traduites en 66 langues vous fuirez

Allant souvent de paire avec les cartes à rallonge, les traductions sont souvent l’apanage des mauvais restaurants. Pour quelles raisons ? Tout bonnement car le bon restaurateur ne cuisine pas exclusivement pour les touristes, il cuisine pour les habitants.

Numéro 4 : Les salles vides vous éviterez

Une salle vide, aux alentours de 13h, est en général un très mauvais signe. Et comme dans les lieux touristiques les restaurants ne sont jamais très éloignés les uns des autres, un restaurant vide près d’un restaurant plein à craquer, c’est encore pire ! En restauration plus que jamais, il faut se faire confiance entre clients ! N’hésitez pas a regarder les clients déjà servis. Leur tête en dit long !

Numéro 5: Si un doute vous avez, un petit tour vous ferez

Qu’est ce qui ressemble plus à un restaurant touristique qu’un autre restaurant touristique ? L’heure tourne et votre ventre gargouille mais il vous en remerciera plus tard ! Profitez de ce petit tour pour regarder les poubelles du restaurant : des caisses marées (les boites de poissons en polystyrène), des palettes de légumes, des épluchures, c’est toujours meilleur signe que des conserves ! et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les poubelles ne sentent pas mauvais lorsqu’elles sont régulièrement entretenues, en voilà un autre indice de bon restaurant… On évitera aussi le resto où le cuisinier en tablier fume à l’arrière avant de rentrer bosser… la pose clope c’est sans le tablier et la veste !

Numéro 6: A cheval sur l’hygiène vous serez

En cuisine c’est le nerf de la guerre ! Bien sur il est politiquement incorrect de demander l’accès aux cuisines « histoire de voir » mais rien n’est plus représentatif d’une cuisine que la salle de restaurant ! Les pieds qui collent au plancher, les cartes tachées de gras, la poussière sur la caisse, une vieille éponge sur le bar… tous ces points, vérifiés d’un rapide coup d’œil, vous assurent de mettre les pieds dans un endroit propre !

Numéro 7 : Bien lire la carte du restaurant vous devrez

De nombreuses informations sur la carte vous permettent de juger à qui vous avez affaire :

•La provenance des produits, les dénominations, les labels, toujours gage de qualité.

•L’originalité. Bon attention, je ne vous incite pas à manger une entrecôte à la crème anglaise ou une glace au foie gras (expérience vécue. Souvenir difficile…)

•Le prix. Evidemment, ça intéresse n’importe qui. Une fois votre petit tour fait,  vous aurez matière à juger si les prix indiqués sont raisonnables ou si on essaie de vous entourlouper.

•La saisonnalité. De la coquille saint jacques au mois de juillet, et mon œil !

•L’orthographe. Oui, sans pour autant demander un style à la Corneille, l’absence de fautes d’orthographe vous assure que le restaurateur prend soin de vous, du moins de vos yeux !

Numéro 8: Le pire vous éviterez

Et si malgré tout vous ne trouvez pas, vous pourrez toujours vous tourner vers d’autres moyens de vous alimenter ! Un pique-nique improvisé vaudra mieux qu’une gastro préméditée ! Voyager se prévoit ! Comme les billets d’avion, les restaurants peuvent faire l’objet d’une petite étude avant le voyage, histoire de récolter les avis des clients sur internet ou même sur les guides, comme le bien connu guide du routard!

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Quentin Mayet

Quentin Mayet

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